A l’heure où les restrictions sanitaires ont permis à une partie de la population d’épargner des sommes record, la question de leur taxation pour relancer l’économie se pose.

Voyages annulés, commerces et restaurants fermés, et en parallèle, la crise économique… Qu’elle soit « forcée » ou « de précaution« , l’épargne supplémentaire des Français a atteint un chiffre record en 2020. Selon les estimations de la Banque de France, ce sont 130 milliards d’euros qui dormiraient sur les livrets d’épargne réglementés (Livret A, LDD ou même PEL) et les comptes courants des Français.

Taxer l’épargne pour sortir de la crise et réduire les inégalités

Cette somme, supérieure au 100 milliards du plan de relance du gouvernement, provoque des remous dans la classe politique où certains y voient une possible solution pour sortir de la crise. Faut-il alors taxer l’épargne des Français pour relancer l’économie ? La question ne semble désormais plus taboue pour quelques élus.

« Ne faudrait-il pas considérer cette épargne comme un fonds de guerre ? » suggère le sénateur socialiste Thierry Cozic aux Echos. « Tout le monde s’accorde sur le constat et la nécessité, mais il y a un véritable blocage idéologique pour mobiliser cette épargne plus utilement que sur de simples placements liquides » déclare de son côté Rémi Féraud, sénateur PS également et membre de la commission des Finances. Ces derniers soulignent qu’une taxation de l’épargne contribuerait aussi à réduire les inégalités car « 20 % des ménages les plus aisés ont accumulé 70 % de cette épargne » selon le Conseil d’analyse économique, pointe Thierry Cozic.

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