Investir à la montagne est devenu plus risqué


Acheter un bien immobilier dans une station de ski requiert plus que jamais de la prudence, la pandémie et le changement climatique pesant à court comme à long terme sur les perspectives de rentabilité.

L’immobilier en montagne fait de la résistance. « Contre toute attente, la crise sanitaire a fait l’inverse de ce que l’on escomptait, malgré lafermeture des pistesle nombre de transactions a augmenté dans les stations les plus populaires des Alpes », s’étonne Camille Letuve, directrice associée chez Athena Advisers, une société experte en investissement immobilier dans les Alpes françaises.

La maison ou l’appartement de montagne attire en effet toujours les acquéreurs à la recherche d’une résidence secondaire, prêts à louer leur bien de temps en temps. « On voit moins d’investisseurs purs louant à l’année, mais nos clients mettent systématiquement leur bien en location en leur absence afin de couvrir au minimum les charges et l’entretien de leur propriété », explique Mme Letuve.

La demande est telle que, dans plusieurs stationsdes Alpes, les prix sont orientés à la hausse. « Désormais, pour un studio de 22 à 25 mètres carrés en Savoie, il faut compter 86 000 euros en moyenne, soit une augmentation de 4 % par rapport au premier semestre », souligne Jean-Jacques Botta, président de la chambre Fnaim Savoie-Mont-Blanc.

« Et, pour un T2 de 45 mètres carrés, les particuliers déboursent 265 000 euros en moyenne, ce qui revient à un renchérissement des prix de 6 % sur ce type de biens », ajoute-t-il. Selon cette même source, la hausse atteint 8 % sur un an à Megève (Haute-Savoie) et à Méribel (Savoie).

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