Comment a évolué la composition du patrimoine des Français

En 2021, 89,2% des ménages français détenaient des produits financiers, 61,2% un bien immobilier et 16,2% des actifs professionnels.

Le surplus d’épargne accumulé pendant la crise sanitaire n’aura pas vraiment fait bouger les lignes. Entre 2018 (année sur laquelle portait la dernière enquête patrimoine) et 2021, la composition du patrimoine des Français est restée relativement stable, selon une enquête de l’Insee parue ce mardi. Dans le détail, 89,2% des ménages détenaient des produits financiers (hors compte chèques), 61,2% possédaient un bien immobilier et 16,2% des actifs professionnels (machines, terres, bâtiments, stocks…).

Au total, 93,3% des ménages possédaient au moins un actif financier, immobilier ou professionnel en 2021, tandis que 12,6% détenaient les trois à la fois et 57,6% avaient un patrimoine financier et immobilier.

Plus de six ménages sur dix propriétaires

Avec 61,2% de propriétaires en 2021, la proportion de Français possédant un bien immobilier a légèrement diminué par rapport à 2018 (-0,8 point). Dans le détail, ils étaient l’an passé 57,5% à être propriétaires de leur résidence principale, en baisse de 0,5 point en trois ans. En revanche, la part des ménages détenant un autre logement (résidence secondaire, investissement locatif…) a progressé, passant de 18,3% à 19,2%.

Sans surprise, la détention de patrimoine immobilier augmente avec l’âge. Alors que moins d’un jeune de moins de 30 ans sur cinq était propriétaire d’un logement en 2021, c’était le cas de près des trois quarts des ménages de 70 ans et plus.

L’accès à la propriété semble cependant de plus en plus difficile pour les jeunes. Au sein de la population des moins de 30 ans, la part de propriétaires a baissé de 2,4 points depuis 2018 et de 3,8 points pour les trentenaires, tandis « qu’elle est plutôt stable chez les ménages plus âgés », relève l’Insee.

A noter par ailleurs que, si l’on exclut les retraités, les propriétaires d’un bien immobilier sont les plus nombreux chez les agriculteurs (91,4%), les professions libérales (85,7%) et les cadres (75,9%). Elle est en revanche la plus faible chez les inactifs n’ayant jamais travaillé (17,7%), les ouvriers non qualifiés (32,2%) et les employés (40,7%).

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